La news du marché

La tomate

Toute la production de tomate industrie est faite en plein champs.
Le stock était limité en juillet/août en raison d’une campagne plus faible que l’an passé, sans stocks des années précédentes.
En 2018, il a été produit 37.5 Millions de tonnes au niveau mondial pour une consommation proche de 40 millions de tonnes.
En 2017, les prix s’étaient maintenus car il restait des stocks de concentré de la production 2017. Les niveaux de tarifs étaient historiquement très bas, forçant les usines à vendre en dessous de leurs coûts de revient depuis 2 ans, une 3ème année sur ces bases de prix aurait mis de nouveau des usines en faillite.
Pour cette raison majeure, les prix de début de campagne ont été fixés plus haut que les tarifs 2018, les prix agricoles étaient pratiquement les mêmes en Extrémadure et en Navarre, mais plus chers de 10 % en Italie.

En Espagne Extrémadure, la campagne s’est déroulée normalement avec un bon niveau de qualité.
En Espagne Navarre où on y produit surtout des boites,  la campagne a été perturbée par la pluie et la récolte n’est pas encore terminée.
Nos fournisseurs espèrent pouvoir récolter jusqu’au 25 octobre car il manque encore 20 % des contrats qui ne sont pas fabriqués.
En Italie du nord, les pluies et orages à répétitions d’août et septembre, ont fortement perturbé la production, avec un manque compris entre 20 et 25%, ce qui entraîne des hausses de prix et des renégociations de contrats.
Aux États-Unis où est produit le quart de la production mondiale, la récolte est inférieure aux attentes, ce qui pousse des clients qui achètent là bas à venir acheter en Europe, cela fait monter les tarifs.
Actuellement, les tarifs sont en constante hausse, que ce soit pour les basses concentrations (coulis , cubes, et concassées , pulpe) ou pour les hautes concentrations.
Nous pensons qu’au niveau mondial, nous serons vers 37.5 millions de Tonnes, il manquera donc de nouveau 2.5 à 3 millions de tonnes.

L’ananas

Les volumes en Thaïlande vont tomber au plus bas depuis des décennies car les prévisions annoncent 1.1 millions de tonnes.
Si nous regardons les années précédentes, on remarque que la quantité diminue d’année en année, entre 2007 et 2012 la moyenne était de 2.1 millions de tonnes,  entre 2013 et 2018 la moyenne était de 1.6 millions de tonnes.

Pour la récolte qui commence actuellement, la qualité des fruits n’est pas optimale.
Le nombre d’usines en Thaïlande est passé de 23 en 2011, à 18 en 2019. Probablement que 2 voire 3 usines n’ouvriront pas pendant la campagne d’hiver.
Les prix ont fortement remontés après le Thaifex cette année. Au vue des 18 mois de prix très bas sur l’ananas, beaucoup d’agriculteurs se sont tournés vers d’autres cultures, ne prenant plus soin de leur champ d’ananas à cause des prix bas.
Si nous regardons les autres pays on sait qu’aux Philippines, il y a sécheresse suite à El Nino mais la situation devrait se rétablir. Cependant, la production va être inférieure à celle de 2018.
Pour l’Indonésie, il fait sec, mais au vue des aménagements d’irrigation présents sur les structures, ceci n’a pas encore d’influence sur la récolte.
Malheureusement, la pluie ne devrait pas tarder à arriver.
Si nous tenons compte que le cycle pour avoir des fruits sur les champs d’ananas est de 18 mois, la situation ne pourra s’améliorer qu’à fin 2020 car les agriculteurs ont commencé à replanter de l’ananas le 2ème trimestre de 2019.
Il est certain qu’à l’avenir, les volumes de la Thailande seront plus bas que les moyennes des années précédentes.
Par ailleurs, pour 2020, il y a un risque que El Nino, qui a frappé les Philippines cette année, se déplace vers l’Indonésie et la Thaïlande.
L’année prochaine sera donc certainement une année difficile en ananas.

LA SAVIEZ-VOUS ?

El Niño désigne à l’origine un courant côtier saisonnier chaud au large du Pérou et de l’Équateur mettant fin à la saison de pêche1. Le terme désigne maintenant par extension le phénomène climatique particulier, différent du climat usuel, qui se caractérise par des températures anormalement élevées de l’eau dans la partie Est de l’océan Pacifique Sud, représentant une extension vers le Sud du courant chaud péruvien1. Il a été relié à un cycle de variation de la pression atmosphérique globale entre l’Est et l’Ouest du Pacifique, nommé l’oscillation australe, et les deux phénomènes sont réunis sous le titre de ENSO (El Niño-Southern Oscillation)1.
Source : Wikipédia

Les olives

Bien que la récolte ait déjà commencé dans toutes les zones de production, il est nécessaire de souligner le déficit en eau accumulé qui, proportionnellement à la production des oliviers, provoque le dépérissement accéléré et affecte plus ou moins la taille des fruits. En conséquence, les variétés Queen et Manzanilla sont de bonne taille et peuvent être récoltées rapidement en raison de leurs quantités limitées. Par contre, les variétés Hojiblanca et autres devront attendre davantage de pluie pour améliorer leur taille et commencer leur récolte.

Tendance de la récolte 2019 par rapport à la production de 2018.
En attendant l’évolution climatique, et en considération des facteurs socio-économiques possibles et leur impact sur la récolte future des olives de table, les résultats de production suivants sont estimés par rapport à la récolte de l’an dernier.



Le montant est affecté par le manque de précipitations, ce qui aura un impact sur la récolte finale qui, au moment de la rédaction du présent rapport, était difficile à prévoir.
Jusqu’à présent, la petite quantité de fruits récoltés a une taille importante, bien qu’il y ait également un pourcentage important de dégâts causés par la mouche de l’olive, certains lots affectés par la grêle et, par conséquent, le début de la récolte dans des parcelles à plus petites quantités de fruits, le pourcentage de fruits violacés augmente.

En résumé
Jusqu’à présent, les précipitations enregistrées étaient généralement insuffisantes pour maintenir la récolte initialement estimée. Par conséquent, il est nécessaire de connaître son évolution future, son développement et son impact sur la récolte finale.
Dans l’attente des résultats, qui figureront dans le troisième rapport de récolte, le montant de cette deuxième information est réduit à 510 000 tonnes (13% de moins par rapport à la production de 2018).